Chaleur au travail : quelles sont les obligations de l'employeur ?

L'essentiel en 30 secondes

Depuis le 1er juillet 2025, le décret n° 2025‑482 fait de la chaleur un risque professionnel à part entière. L'employeur doit désormais l'évaluer, l'inscrire au document unique (DUERP) et mettre en place des mesures concrètes — dont le maintien des locaux à une température adaptée et des moyens techniques contre l'accumulation de chaleur. Le rafraîchissement adiabatique, mobile et sans travaux, est une réponse directe à cette obligation.

Ce que change le décret n° 2025‑482

Le décret du 27 mai 2025 a créé un nouveau chapitre du Code du travail (articles R. 4463‑1 à R. 4463‑8) consacré à la prévention des risques liés aux épisodes de chaleur intense. Il s'applique à tous les employeurs, publics comme privés, ainsi qu'aux travailleurs indépendants.

Deux évolutions majeures : les locaux fermés doivent être maintenus à une température adaptée en toute saison (et non plus seulement chauffés l'hiver), et les postes extérieurs doivent protéger les travailleurs contre les conditions atmosphériques. Un arrêté du même jour fixe les seuils de déclenchement en s'appuyant sur la vigilance canicule de Météo‑France.

Les 4 niveaux de vigilance Météo‑France

Un épisode de chaleur intense correspond à l'atteinte d'un seuil jaune, orange ou rouge de la vigilance canicule dans votre département. À chaque niveau, les mesures s'intensifient.

Vert

Aucun risque particulier. Maintenez les bonnes pratiques (eau fraîche, pauses).

Jaune

Pic de chaleur (1 à 2 jours). Ventilez les locaux, adaptez les horaires, eau à disposition.

Orange

Canicule. Pauses supplémentaires, limitation des tâches physiques aux heures chaudes.

Rouge

Canicule extrême. Mesures immédiates, réorganisation, arrêt des travaux exposés si besoin.

La checklist des obligations concrètes

Lorsque l'évaluation identifie un risque chaleur, l'employeur doit définir des mesures de prévention en s'appuyant notamment sur :

  • Évaluer et documenter le risque dans le DUERP (moins de 50 salariés) ou le PAPRIPACT (50 salariés et plus), à mettre à jour avant et pendant la saison chaude.
  • Maintenir une température adaptée dans les locaux et prévenir l'accumulation de chaleur (pare‑soleil, isolation, ventilation, rafraîchissement).
  • Adapter l'organisation du travail : horaires décalés, réduction de la durée d'exposition, périodes de repos.
  • Fournir de l'eau potable fraîche en quantité suffisante, à proximité des postes (au moins 3 L/jour/salarié sur chantier sans eau courante).
  • Protéger les travailleurs vulnérables et prévoir un dispositif de signalement pour les travailleurs isolés.

Que risque l'employeur en cas de manquement ?

La chaleur intense est désormais un risque professionnel au même titre que le bruit ou les chutes. En l'absence de mesures, l'inspection du travail peut mettre l'employeur en demeure (délai minimal de 8 jours), dresser un procès‑verbal, voire suspendre l'activité si la sécurité des salariés est compromise.

Le rafraîchisseur adiabatique : une réponse directe à l'obligation

Maintenir un atelier ou un entrepôt à une température adaptée sans engager de travaux, c'est précisément ce que permet le rafraîchissement adiabatique. Mobile, branché sur une simple prise, il fait chuter la température ressentie de plusieurs degrés et s'inscrit directement dans les « moyens techniques » attendus par le décret — pour une fraction du coût d'une climatisation.

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Se mettre en conformité en 5 étapes

  1. Évaluer le risque chaleur poste par poste, en intérieur comme en extérieur.
  2. Intégrer le risque au DUERP (ou au PAPRIPACT) et définir un plan d'action.
  3. Agir sur les locaux : ventilation, protection solaire, rafraîchissement des zones de travail.
  4. Adapter l'organisation : horaires, pauses, eau fraîche, consignes par niveau de vigilance.
  5. Informer et former les équipes, et suivre les cartes de vigilance Météo‑France en temps réel.

Questions fréquentes

Existe‑t‑il une température maximale légale de travail ?

Le Code du travail ne fixe pas de seuil chiffré unique au‑delà duquel il faut cesser le travail. Il impose une obligation de résultat en matière de sécurité : l'employeur doit évaluer le risque et prendre les mesures adaptées. Les seuils de référence sont ceux de la vigilance Météo‑France (jaune, orange, rouge).

Le décret concerne‑t‑il aussi les petites entreprises ?

Oui. Il s'applique à tous les employeurs sans seuil d'effectif. La différence porte sur le support : DUERP pour les entreprises de moins de 50 salariés, PAPRIPACT au‑delà.

Un rafraîchisseur d'air suffit‑il à être en conformité ?

C'est un moyen technique pertinent pour maintenir les locaux à une température adaptée, mais il s'inscrit dans une démarche plus large : évaluation, organisation du travail, hydratation et information des équipes. Il répond à un volet de l'obligation, pas à sa totalité.

Pour approfondir la technologie et les modèles adaptés à votre surface, consultez notre page dédiée au rafraîchissement adiabatique professionnel ou la gamme complète de rafraîchisseurs d'air.

Planet‑Tools n'est pas un cabinet juridique. Ce guide est fourni à titre informatif. Pour toute décision de conformité, reportez‑vous aux sources officielles : Légifrance (décret n° 2025‑482), Service‑Public Entreprendre et l'INRS. Contenu vérifié en juillet 2026.

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